Pension Lutwidge

L'éternité, c'est long, surtout vers la fin.
 
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 Isabella Lisbeth Rosaline de la Fontaine

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Ill'
Mademoiselle Meringue
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Messages : 109
Date d'inscription : 23/01/2010
Localisation : Sous ton lit.
Particularité : Illusionniste
Humeur : Confuse.

MessageSujet: Isabella Lisbeth Rosaline de la Fontaine   Sam 6 Mar - 1:00

PERSONNAGE.
  • NOM / de la Fontaine
  • PRÉNOM / Isabella ( Lisbeth Rosaline )
  • SURNOM / Ill' ( pour ses initiales, le r ayant été remplacé par un l comme dans la prononciation japonaise )
  • AGE RÉEL / 19 ans
  • AGE CONSTANT / 19 ans
  • PARTICULARITÉ / Illusionniste.
  • HISTOIRE / Isabella Lisbeth Rosaline de la Fontaine.
    Il était clair qu'avec un nom comme ça, avancer correctement dans la vie n'allait pas être forcément simple.
    Et pourtant. La petite Isabella Lisbeth Rosaline de la Fontaine grandit dans l'amour discret de ses parents, troisième enfant et soeur de deux grands-frères brillants et raffinés, dernière petite folie de ses parents qui déjà vieux avaient décidé d'avoir un dernier enfant et le bichonnaient à distance à grands renfort de robes à smocks et de tuteurs à domicile. Elle fut une petite fille discrète, mignonne, ne prenant jamais d'initiatives, se glissant silencieusement dans les pièces où discutaient les adultes sans que jamais ils ne la remarquent. Elle fut comme un petit bijou fragile que l'on exhibe devant les amis et que l'on s'arrange pour entretenir du mieux que l'on peut. Elle avait juste les yeux un peu grands.
    L'accident arriva lors de sa dixième année. Ne demandez pas comment, ne demandez pas pourquoi, personne à Lutwidge ne sait comment ni pourquoi de toute façon, mais Isabella se mit à voir des choses. Juste des ombres d'abord. Puis des sons. Des odeurs, parfois. Elle commença à voir le monde bouger autour d'elle, se déformer, elle sursautait au milieu de ses cours, les yeux fixés sur le mur du fond, elle se retournait brusquement en marchant dans un des couloirs, elle tomba malade, resta au lit. On mit ses visions sur le compte de la fièvre, on prétexta des amis imaginaires à ses conversations solitaires, on tenta de rester près d'elle lorsqu'elle faisait des cauchemars éveillés, jusqu'à ce qu'on réalise que cette fièvre était loin de passer. On consulta les meilleurs spécialistes de la région, ceux de France, comme les princesses malades dans les contes qui voient venir de toute la terre les chevaliers proposant leurs remèdes miracles.
    Seulement aucun chevalier n'arriva pour prendre sa main, ses cauchemars empirèrent, elle ne pu plus quitter sa chambre à cause de sa fièvre, trop faible pour faire trois pas. Le bijou précieux se transforma peu à peu en petite chose étouffante et décoiffée, trainant ses boucles brunes dans son lit à baldaquins, détail gênant dans le manoir propret des de la Fontaine. On confia à une nourrice le travail de garde-malade, on finit par abandonner l'idée de guérir la maladie de la petite, qui prenait de plus en plus le statut de chose au mental dérangé dans sa bienveillante famille.
    Lentement, la gamine mignonne et discrète changea. Comment croire encore à l'amour de ses parents lorsqu'ils vous laissent tout le jour dans cette pièce à l'odeur de renfermé, aux rideaux perpétuellement tirés, aux bons soins d'une garde-malade n'ayant qu'une envie, celle de fuir loin de cette pièce à l'odeur de maladie? Comment se dire encore que l'on est le petit trésor adoré de ses parents chéris quand ils sont trop lâches pour venir voir ce à quoi vous ressemblez après deux mois dans votre lit, hein? S'effacer à nouveau? Se complaire dans les mensonges? Elle n'en voulut plus. Elle ne voulut plus croire aux hypocrisies de sa bourge de famille. Lorsque ses cauchemars ne la harassaient pas trop, elle s'asseyait dans son lit et en parlait longuement avec la fille qui dansait sur son gramophone, ou alors avec l'allumeur de réverbère, qui tous les matins passait dans sa chambre pour lui offrir une fleur ou un ticket de métro qu'il avait ramassé dans la rue. Bien sûr, elle savait qu'ils n'existaient pas. Ce qui était loin d'être une raison suffisante pour ne pas leur parler. Après tout, n'étaient ils pas les seuls à bien vouloir lui parler, maintenant qu'elle était enfermée ici dans cette chambre sombre? Ils en discutaient longtemps, et ils écoutaient du jazz sur le gramophone, aussi. Ils fomentaient des révolutions, prévoyaient des meurtres contre ses parents, décidaient des fugues. Mais bien sûr, ensuite les cauchemars revenaient et aucun attrapeur de lumière ne pouvait l'empêcher de hurler lorsque les ombres noires se glissaient entre ses draps et en ombre chinoises, lui laissaient entrapercevoir ses cauchemars d'enfant. Dans tout le manoir, alors, on pouvait entendre ses pleurs nerveux, et ses parents grimaçaient en portant leur tasse de thé à leurs lèvres, se demandant que diable on allait pouvoir faire de cette gamine si folle.
    Et un jour, on poussa la porte de la chambre d'Isabella Lisbeth Rosaline de la Fontaine. Ce n'était pas le prince charmant, c'était juste la jeune nouvelle qui travaillait à mi-temps dans les cuisines pour payer ses études, et qui avait entendu ses pleurs dans le couloir. Elle s'appelait Ayo, elle était japonaise, elle était petite avec les cheveux noirs et un sourire qui brillait dans le noir. Elle rentra dans la pièce, elle alla se poser sur les draps, et elle commença à caresser les cheveux d'Isabella et à lui raconter des histoires, jusqu'à ce qu'elle arrête de pleurer et qu'elle puisse se présenter, et lui demander son nom, avec ce sourire qui éclairait la pièce à lui tout seul. Tout d'abord, celle qui allait devenir Ill' fut trop éblouie pour répondre, puis elle marmonna son nom, son nom bien trop long, et Ayo avec son accent japonais décréta qu'on allait l'appeler Ill', pour ses initiales, avec un l à la place du r à la fin, parce que ça se prononce comme ça en japonais. Et elle partit, en lui promettant de revenir.
    Chaque jour, elle passa, quelques minutes puis quelques heures, et à force de traîner dans cette pièce sombre elle finit par les voir ses cauchemars et ses rêves éveillés, et elle ne manquait jamais de saluer la fille du gramophone lorsqu'elle apparaissait devant elle pour leur danser un morceau. Et des jours passèrent, et des semaines aussi, et alors Ill', la nouvelle petite gamine, elle commença à guérir. Sa fièvre baissa, elle pu un peu marcher dans la pièce, elle regarda par la fenêtre puis ouvrit les rideaux, ses cauchemars se firent plus rares, et c'est alors qu'elle s'aperçurent qu'au fil de sa maladie ses visions solitaires s'étaient transformées en images visibles par tous, et que de gamine folle elle était passée au stade d'illusionniste involontaire. Tant mieux, avait dit Ayo, comme ça son nom avait du sens : illusionniste, ça commençait comme ill'. C'était le destin. Pas à un instant elle ne jugea la gamine bizarre. Pas à un instant elle ne s'étonna de la naissance de ce don. Il était, et cela lui était suffisant.
    Et lorsque Ill' pu enfin sortir de sa chambre, étriquée dans une robe à présent trop petite pour la gamine de dix ans et demi qu'elle était devenue, lorsqu'avec Ayo, pleine d'espoir et de bonheur, elles allèrent voir ses parents pour expliquer la situation, ils ne voulurent pas écouter. Pas savoir. Ils se fermèrent. Rien ne pu leur faire changer d'avis. Ill' fut enfermée à nouveau dans sa chambre, à double tour et sans protestations.
    Ayo fut renvoyée.

    Quelques jours plus tard on envoya Ill' au pensionnat. Instable et irritable, rendue détestable par l'absence d'Ayo, sans cesse de mauvaise humeur et masquant ses véritables sentiments, elle se construit de toutes pièces une image d'impératrice froide rejetant tout autre contact que celui de ses bouquins, et on laissa vite la gamine grandir tranquille dans sa chambre seule, et ruminer son malheur, et apprendre seule à se servir de ses illusions. Et elle grandit, grandit, et grandit, elle rencontra des gens, et comme dans toutes les histoires niaises pour adolescentes, lentement sa carapace s'ouvrit un peu - mais juste un peu - et de temps à autre elle se mit à exprimer ce qu'elle voulait vraiment et non le contraire, à apprendre à aimer des gens et à ne pas rejeter toute amitié en bloc. Bien sûr, tout restait à faire - mais au contact d'une certaine gamine à sucettes et, bien à la fin, d'un créateur de petits pois ma foi fort séduisant, l'impératrice finit par accepter à descendre au rang des simples mortels et à leur passer le bonjour de temps à autres. De toute façon, c'était ce qu'aurait voulu Ayo. Ce qu'auraient apprécié les fantômes de sa chambre, s'ils étaient réapparus une fois sortie de son manoir.
    Et puis Ill' eut dix-huit ans et partit du pensionnat. Elle se décida à découvrir le vaste monde, et après être revenue à la maison familiale engueuler ses parents pour tout le mal qu'ils lui avaient fait, elle avait attrapé son héritage et s'étaient envolée dans le premier avion, avait dormi dans des motels, à la belle étoile, avait rencontré des gens, eu de bonnes aventures, de mauvaises, elle avait rattrapé le temps perdu en somme. Elle s'était bien amusée et puis un soir, un an après être partie, elle s'était allongée, avait pensé à un certain jour dans une certaine salle de spectacle, et puis elle avait pensé au pensionnat, et puis elle s'était dit qu'elle ne serait pas contre venir passer un petit bonjour à ses occupants, histoire de voir comment ils s'en étaient sortis pendant tout ce temps sans elle. Et puis aussi un peu parce qu'elle n'aurait pas été contre jeter un oeil à ce fameux faiseur de petits pois. Dès fois qu'il y attende toujours ses dix-huit ans. Mais juste un peu, hein.
    Le Pensionnat était détruit.
    Alors elle se mit à rire, parce qu'elle savait que c'était à cause de Juliette, et elle prit le premier train qui menait vers Lutwidge, et elle se dit que passer quelques années là-bas en tant qu'assistante bibliothécaire pourrait être drôle, et elle arriva à Lutwidge avec cette pensée.
    Quelques années, hein?
  • DESCRIPTION PHYSIQUE / Comme vous le savez tous, la demoiselle Ill', du haut de son mètre soixante-dix, à la délicate blancheur du cachet d'aspirine neurasthénique, et traine sur le monde son regard aussi sombre que l'abysse qui sépare les deux oreilles des pouffes de mon collège. Pour tout vous dire, étant gamine, la petite fille présentait des couleurs adorables, hautes fossettes roses, cheveux bruns tombant délicatement en anglaises naturelles autour de son visage, grands yeux verts en amande - mais six mois dans sa chambre ont suffi pour assombrir le tableau. Allez savoir pourquoi, ses yeux virèrent au noir profond, et l'on ne peut y déceler une pointe de vert que lorsqu'il fait très beau ou qu'elle est vraiment, vraiment de bonne humeur ; quand à ses cheveux, ils sont toujours bouclés de la même manière, mais sont d'une noirceur absolument désespérante. Quant à sa peau, pas la peine d'en parler. Elle a beau être brune, elle a une peau de rousse et prend la délicate teinte du homard bouilli dès qu'elle passe plus de quinze minutes sous le soleil d'été. Elle a la fâcheuse habitude de s'habiller en noir - ce qui lui donne un petit air de nonne endeuillée quand elle se ballade dans la rue - mais elle essaie de lutter contre cette tendance incontrôlable et de s'habiller de manière un peu plus joyeuse. Pas forcément de porter du rose, mais d'arrêter de ressembler à une meringue en deuil quoi. Ses cheveux glissent tels une cascade du jardin d'eden dans laquelle on aurait fait couler de l'encre noire sur son dos, et ont tendance à lui tomber dans les yeux, mais elle les attache parfois - elle aime bien les couettes, mais ne s'en fait plus très souvent. Sinon euh, elle aime bien mettre du vernis, mais elle sait pas bien en mettre, donc du coup elle en met pas et ça sert à rien que je vous le dise. Et elle ne met pas de maquillage - un trait de crayon par ci par là, c'est tout. Elle aime pas ce qui colle à la peau. Mental de petite fille.
    Et à part ça, c'est à peu près tout.
  • DESCRIPTION MORALE / Description morale d'Ill'? Tout un programme. Qui sait ce qui se cache sous ses boucles brunes? Ce qu'on sait, c'est qu'elle a un sacré esprit de contradiction qui la pousse parfois à faire le contraire de ce qu'elle pense, sans doute dans un accès de masochisme aigu ; on sait qu'elle aime se donner des airs de grande dame, qu'elle est profondément prude et sacrément coincée en un certain sens, mais son année de voyages un peu partout a contribué à lui donner un côté un peu plus libre et bordélique, ce qui n'empêche le fait qu'elle aime que les choses soient bien faites et rangées. Elle a un mécanisme de défense qui fait qu'elle a tendance à se sentir agressée souvent, et son naturel la pousse à vouvoyer la plupart des gens qu'elle rencontre, mais une fois qu'on a percé les premiers abords assez arides de sa personnalité, elle peut se révéler drôle ou assez attentionnée ( j'ai l'impression de faire la pub pour une adoption de chien ou un téléachat ) . Dans l'ensemble, elle est toujours polie et n'est vulgaire que dans les moments de grands stress, et aime bien utiliser des expressions un peu dépassées comme 'fichtre' ou 'malédiction'. En privé, elle peut paraître très enfantine aussi, ne connaissant pas non plus grand chose à la vie du haut de ses dix-neuf ans ; elle peut s'émerveiller de n'importe quoi, mais ne le montrera sans doute à personne, et même pas à elle-même. D'ailleurs, elle ne le dit pas, mais elle adore les choses mignonnes - même si elle hait les gosses. Elle aime les cerises et le chocolat, elle déteste les légumes et les choses collantes, et tout un tas de choses diverses. Enfin, pour résumer, elle est loin d'être méchante - elle est juste un peu sèche au premier abord. N'hésitez pas à l'adopt.../PAN/
  • MUSIQUE / Vienna Teng - I don't feel so well. ( here! )


JOUEUR.
  • SURNOM / Alice, Ill', mi amor, hu...
  • AGE / 14 ans ( et toutes mes dents /PAN/ )
  • OU AVEZ VOUS CONNU LE FORUM ? Je sais pas, j'me baladais et j'ai vu d'la lumière alors je suis entrée. J'aime bien, c'est sympa.
  • AIMEZ-VOUS LES POMMES DE TERRES ? J'm'auto-valide hein, juste comme ça.
  • LE MOT DE LA FIN / LES TABLIERS A FLEURS C'EST LE BIEN!
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Juliette Lipkin
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Age : 23
Localisation : Je crois que je suis ici. Mais j'suis pas sure.
Particularité : Faire des calins, des cookies, des emmerdes.
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MessageSujet: Re: Isabella Lisbeth Rosaline de la Fontaine   Sam 6 Mar - 23:44

Je pense qu'après une fiche aussi sublime, idiot serait celui qui refuse ta validation (surtout que tu es en 3 quarts la créatrice de ce forum enfin passons.)
Tu es VALIDEE!
Je te le repete encore, l'histoire, elle est délicieuse, on la lit comme on mangerait une mousse à la fraise, ça passe tout seul, c'est subtile, c'est tout ce que tu veux! xD
Tu es géniale mi amor. . _ .
Voilà.
Je t'aime.
See you.
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Ill'
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MessageSujet: Re: Isabella Lisbeth Rosaline de la Fontaine   Sam 6 Mar - 23:46

Re-re-re-re-re-merci > <
Ta branche d'arbre est ravie de se faire valider ainsi, mon petit koala adoré. Tu me donnes envie de manger une mousse à la fraise tiens xD
Bon, bah je vais ranger la fiche hein. xD et alléluia!
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